Les essences produites

Le meilleur plant truffier est issu des chênes et des truffes de son « pays ».
Nous ramassons les glands des chênes truffiers de notre secteur et privilégions les truffes de notre région (Lot, Aveyron,Tarn).
Nous produisons aussi des plants dits « à façon », avec les glands et les truffes apportés par des clients qui souhaitent garder leurs spécificités locales.
Notre serre est une verrière de 120 m², nichée à côté de notre maison au cœur du village de Sarrazac(46), et à l’extérieur plusieurs tables accueillent les arbres de deux ans.

Nous produisons plusieurs essences d’arbres. D’autres essences que le chêne peuvent porter des mycorhizes, à ne pas confondre avec des plantes dites accompagnatrices telles que la vigne, la lavande ou le genévrier qui aident l’écosystème truffier mais ne produisent pas de truffes.

Chacune des essences produites possèdent des qualités permettant d’optimiser vos plantations. De plus, pour les particuliers qui ne possèdent pas beaucoup de terrain, la haie paysagère truffière permet d’arborer votre terrain et d’y ramasser des truffes.

Il existe plus de 50 variétés de chênes (quercus) différents, nous ne travaillons qu’avec certains d’entre eux.

Le chêne pubescent (quercus pubescens) :

« Le roi de la truffe », « le plus fidèle »

Si l’on prend pour exemple les forêts de midi Pyrénées, elles se composent de 13% de résineux, et de 87% de feuillus dont 61% de chênes composés principalement de trois variétés: le chêne pubescent, le chêne pédonculé et le chêne rouvre (sessile). La différence entre les deux, pas facile, une histoire de poils ou pas sous les feuilles et de petite tige ou pas sur la cupule du gland. Et oui il existe plus de 50 variétés de chênes, globalement on est tous nuls en « culture chêne ».

Le patron en trufficulture c’est le chêne pubescent, celui qui a des poils sous ses feuilles, d’où son nom « pubescent » qui en latin signifie poilu, d’ailleurs, ces poils sont une adaptation à la sécheresse. C’est notre chêne autochtone, il résiste au gel et aux étés caniculaires. Il pousse lentement.

En fonction des secteurs on trouve une sorte d’hybride entre le pubescent et le rouvre (sessile).

Le chêne pubescent est délicat à la reprise (chenille, oïdium). On le dit fidèle parce que, si le milieu reste ouvert, il peut produire plusieurs dizaines d’années, le brûlé se déplacera au fur et à mesure de la croissance des racines il n’est pas rare qu’un vieux chêne produise des truffes chez le voisin…

Il est important de faire attention à l’oïdium, aux chenilles et à l’arrosage dans les premières années (deux à trois ans). S’il est bien soigné il pousse aussi bien que le vert. Il est plus productif et facile à tailler.

Le chêne vert (quercus ilex)

C’est un chêne originaire du bassin méditerranéen. Ses feuilles ressemblent à celle du houx, elles ne tombent pas l’hiver. Il est plus rustique que le pubescent (pas d’oïdium, pas de chenille) il est plus facile à faire reprendre.

Sa taille est fastidieuse et doit être annuelle.

Beaucoup de trufficulteurs plantent majoritairement ou essentiellement du chêne vert mais attention cet arbre est gélif à moins 20°. Sa pérennité et sa productivité sont moindre que le pubescent dans nos contrées.

Le chêne Kermés (quercus coccifera)

Ce n’est pas un arbre mais un arbuste. Ses feuilles sont très piquantes et persistantes. Sa croissance est très lente, il pousse spontanément dans les garrigues, c’est un arbuste très rustique.

Le charme (carpinus) :

Avec le hêtre et le chêne, c’est l’arbre le plus abondant en France.

Le charme supporte très bien la taille, du coup il est facile de le former en haies qui servent d’ornement ou de coupe vent. Il produit « tôt » comme le chêne vert.

Pour briller en société, son fruit s’appel un akène.

Le noisetier

Le noisetier de Byzance : c’est la plus grande espèce de noisetier, il pousse en un seul tronc, produit de petites mais très savoureuses noisettes (très difficiles à casser).

L’avantage de cette espèce de noisetier est qu’il nécessite peu de taille puisque naturellement il se porte sur un seul tronc.

Le noisetier commun (coryllus avellana) : c’est notre noisetier poussant en bosquet. En trufficulture, c’est un arbre qui produit tôt, mais nécessite une taille rude : on les conduit sur un ou deux tronc. Ils peuvent facilement « virer » en tuber brumale si la nature du sol et son environnement y sont propices. Ils finissent leur production « tôt », et il nécessaire de les arracher dès qu’ ils ne produisent plus.

Les conifères

Il existe plusieurs essences de conifères qui poussent sur des sols calcaires et qui sont mycorhizables tels que les pins et les cèdres. Nous avons sélectionné certains d’entre eux.

  • Le pin d’Alep (pinus halepensis)
  • Le pin parasol (pinus tabuliformiste)
  • Le cèdre du Liban (cedrus libani)
  • Le cèdre de l’Atlas (cedrus atlantica)

Nous avons peu de retour sur les résineux car peu de trufficulteurs en ont planté ces 30 dernières années. Mais ceux qui l’ont fait on eu des résultats positifs avec des truffes particulièrement bien arrondies.

Ils ont de toute façon la qualité de protéger les truffières des vents hivernaux : utilisés en haies ils protègent des gelées.

Les cistes incanus :

C’est une plante de maquis méditerranéen, un arbrisseau fleurissant d’Avril à Juin. Elle est pyrophyte, sa germination est favoriser par le feu.

Dans l’avenir nous souhaitons continuer à ouvrir nos cultures à d’autres essences d’arbres tels que les tilleuls et certaines essences de chênes peu connus.

La recette de la mycorhization

Bien entendu c’est un peu plus compliqué…

Un gland : Nos glands sont issus de producteurs de la région, parcequ’il est possible que certains aient un capital génétique pour la truffe. Nos glands sont mis en hibernation en novembre dans nos frigos, jusqu’au moment de les planter en Mars.

De la truffe : nos truffes sont contrôlées par le CTIFL, pour garantir l’espèce, tuber melanosporum ou tuber aestivum.

De la terre : le vrai secret de recette est dans ce chapitre, alors vous n’en saurez pas plus… disons qu’elle est calcaire !!!!